RABADÁ-NAVARRO. OUEST FACE NARANJO DE BULNES

Topos d'escalade Naranjo de Bulnes

La Rabadá Navarro dans le Naranjo de Bulnes (Picu Urriellu) est probablement la voie la plus connue du pays, tout a probablement déjà été dit et écrit à son sujet... Une voie de difficulté modérée, longue, aérienne et avec certaines longueurs d'une qualité de roche calcaire exceptionnelle. Vivement conseillée.

Le nom fait honneur à ses ouvreurs, Alberto Rabadá et Ernesto Navarro, deux pionniers de l'escalade de difficulté. De nos jours, 50 années plus tard, un bon entraînement et pas mal d'expérience sont nécessaires afin de répéter certaines de leurs voies. Ils nous laisseront en héritage un exemple en termes d'ouvertures, d'esprit d'équipe et de courage que nous ne devons pas oublier.

La Rabadá Navarro dans le Naranjo de Bulnes (Picu Urriellu) est probablement la voie la plus connue du pays, tout a probablement déjà été dit et écrit à son sujet... Une voie de difficulté modérée, longue, aérienne et avec certaines longueurs d'une qualité de roche calcaire exceptionnelle. Vivement conseillée.

Le nom fait honneur à ses ouvreurs, Alberto Rabadá et Ernesto Navarro, deux pionniers de l'escalade de difficulté. De nos jours, 50 années plus tard, un bon entraînement et pas mal d'expérience sont nécessaires afin de répéter certaines de leurs voies. Ils nous laisseront en héritage un exemple en termes d'ouvertures, d'esprit d'équipe et de courage que nous ne devons pas oublier.

Voie Rabadá Navarro dans le Naranjo de Bulnes (Picu Urriellu). Description de l'escalade:

  • Quelques mètres juste après le départ de la première longueur se trouve un petit bombé avec un pas difficile mais facile à passer en tire-clou. Ensuite la difficulté diminue jusqu'à arriver à une vire où se trouve un relais sur deux plaquettes. Si les cordes ont été bien alternées il est possible de continuer dans la deuxième longueur par un dièdre court mais athlétique jusqu'à un autre relais sur deux plaquettes (le premier marqué sur ce topo).
  • * Il existe une variante de départ dans la première longueur qui correspond à la voie   Solo al Viento, à la gauche de la voie normale, une dalle équipée de spits (environ 6c+ d'après nous).
  • La deuxième longueur est la plus difficile de la voie. Elle franchit une grande partie du dièdre qui forme la Lastra Soldada ("écaille soudée") à sa droite. L'un ou l'autre passage un peu patiné mais bien protégeable de manière générale sur friends et coinceurs. Présence de l'un ou l'autre piton et d'une plaquette. Relais sur deux plaquettes.T
  • La longueur suivante commence dans une espèce de cheminée plus difficile de ce qu'il y paraît depuis le bas, et continue par une zone facile mais quelque peu délitée jusqu'au sommet de la lastra soldada. Relais sur deux spits.
  • La quatrième longueur commence dans un beau mur vertical équipé de quelques spits et pitons qui nous amène à La Cicatriz. Relais sur trois pitons à renforcer avec un friend (Camalot vert, jaune ou bleu).
  • La cinquième longueur continue par La Cicatriz. Roche parfaite, très beau. Arrivée à un relais sur deux plaquettes, mais il est possible de continuer jusqu'au relais suivant de Tiros de la Torca sur une grande lunule. D'ici, si la fatigue se fait sentir ou si on a pri du retard sur le planning, il est possible de sortir en redescendant en rappel par la voie a Sagitario (très dangereux de redescendre en rappel par la Sagitario en cas d'orage)
  • Sixième longueur: monter environ 10 m et traverser vers la gauche jusqu'à arriver à un relais sur deux pitons.
  • Septième longueur: début de la traversée. La meilleure longueur de la voie, une dalle de roche excellente équipée de plaquettes. Les photos typiques de cette longueur parlent d'elle-même! Relais sur deux plaquettes.
  • Huitième longueur: faire un rappel pour éviter les zones plus verticales, puis effectuer une "traversée-pendule" vers la gauche (présence de l'un ou l'autre piton) jusqu'au relais sur deux plaquettes, commun avec la Directísima.
  • Neuvième longueur: continuer la grande traversée par une zone facile, passer par un des relais de La Murciana et continuer jusqu'à la base du grand dièdre où s'équipe le relais sur deux pitons.
  • Dixième longueur: début du grand dièdre. Elle est relativement facile, se protège bien et sa roche est très bonne. Bien qu'il y ait un relais intermédiaire sur lunules, il vaut mieux (à condition de ne pas placer beaucoup de points d'assurage) continuer jusqu'au suivant (3 pitons et 55 m).
  • Onzième longueur: continuer par le grand dièdre jusqu'au sommet. Relais sur pitons et spits.
  • La longueur suivante est de transition. Emprunter une descente en II+º jusqu'à une grande vire où se trouve un relais sur deux pitons.
  • Treizième longueur: deux petits bombés en V et V+ bien protégés par des pitons et lunules, après le deuxième se trouve un relais sur pitons mais il est possible de continuer jusqu'au relais suivant situé dans l'arête ou contrefort Nord (trois pitons).
  • D'ici au sommet il y a deux relais sur plaquettes supplémentaires, ils sont situés sur le gauche de l'arête, et on peut passer le premier. Attention à ne pas se tromper dans cette zone, le relais ne se voient pas bien. Finalement, une dernière longueur supplémentaire monte par un petit dièdre avec pitons à droite du relais.
  • La descente se fait grâce aux rappels installés face Sud. L'habitude était de descendre en rappel par la voie Directe de los Martínez, mais deux nouvelles lignes de rappel ont récemment été installées pour éviter les attroupements et ne pas déranger les grimpeurs de la voie Directe de los Martínez (voir description de la descente).

FICHE TECHNIQUE

LONGUEUR

environ 750 m

DIFFICULTÉ

6c (V+ obligatoire)

DURÉE

De 7 à 10 heures jusqu'au sommet.

MATÉRIEL

Coinceurs et jeu complet de friends jusqu'au nº3 de Camalot. 12-14 dégaines et deux cordes de 60 m

DESCENTE

Désescalader l'amphithéâtre supérieur puis emprunter une des lignes de rappel équipées pour la descente. Il est préférable de ne pas descendre en rappel par la voie Directe de los Martínez pour éviter de déranger les grimpeurs ainsi que les attroupements.

OUVERTURE

Alberto Rabadá et Ernestro Navarro termineront la voie le 21 août 1962. José Manuel Suárez réalisa la première ascension en libre au début des années 80 (Source: Topo "Escalada en Roca en los Picos de Europa")

Connaissez-vous cet itinéraire? Commentez votre expérience